Des requins hybrides découverts au large de lAustralie

first_imgDes requins hybrides découverts au large de l’AustralieDes chercheurs ont découvert les premiers requins hybrides du monde, mélange de deux espèces différentes, au large de l’Australie. Ils ont observé une soixantaine de spécimens, témoignant selon eux de l’adaptation de ces prédateurs au changement climatique.Mardi, des chercheurs en biologie marine ont annoncé avoir découvert dans les eaux australiennes les premiers requins hybrides du monde, rapporte le site 7sur7.be. Ces animaux sont issus de la reproduction croisée du requin bordé commun et du requin bordé australien. Si ces deux espèces sont apparentées, elles sont génétiquement distinctes. Et leur croisement est selon les scientifiques la preuve que les requins s’adaptent au changement climatique.À lire aussiUn requin mako filmé en pleine attaque par une caméra embarquée (Vidéo)”L’hybridation pourrait permettre au requin de s’adapter aux changements environnementaux, le requin bordé australien préférant les eaux tropicales du Nord de la côte alors que le requin bordé commun opte plutôt pour les eaux tempérées du Sud-Est australien”, explique le Dr Jennifer Ovenden, qui a participé à l’étude de 57 spécimens observés dans une zone de 2.000 kilomètres s’étendant de la province du Queensland jusqu’à celle du New South Wales. “Il est généralement difficile de rencontrer des requins hybrides sauvages, en découvrir 57 sur 2.000 kilomètres est tout à fait exceptionnel et montre que l’évolution est en cours” souligne-t-elle.Croisé avec l’espèce commune de requin bordé, le prédateur australien accède à un habitat naturel plus large, explique à l’AFP le chercheur Jess Morgan, de l’université du Queensland. “Cela permet à des espèces limitées aux eaux tropicales de vivre dans des eaux plus tempérées”, indique-t-il. Si ces requins hybrides s’avèrent plus résistants que leurs parents, il est possible que la nouvelle espèce remplace progressivement les requins de pure race, soulignent les scientifiques. “Je ne sais pas si c’est le cas ici, mais nous savons qu’ils sont viables, qu’ils se reproduisent et qu’il y a plusieurs générations d’hybrides. Ils semblent être des animaux tout à fait sains”, note Colin Simpfendorfer, chercheur à l’université James Cook.Le 3 janvier 2012 à 14:43 • Maxime Lambertlast_img